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croix rouge française - Page 2

  • REFUGIES : VANVES A CREE UNE CELLULE D’ACCUEIL

    La première réunion de la cellule d'accueil vanvéenne  présidée par le Maire de Vanves Bernard Gauducheau s’est tenue Lundi dernier comme il l’a annoncé dans un communiqué, entre les réunions  avec le ministre de l’intérieur Samedi dernier  et avec le préfet des Hauts de Seine hier  après midi qui considérait que cette « réunion est le symbole de la mobilisation des élus. Maurice Cazeneuve avait d’ailleurs indiqué  que les préfets de départements font remonter les possibilités d’accueil, visitent les lieux, s’assurent de leur salubrité » et « doivent apporter des réponses aux maires » qui « se sont tous engagés » dans les Hauts de Seine comme à Vanves. « Tout  le monde se mobilise et prend conscience que tout se construit actuellement avec une part d’imprévisible, car tout ne peut pas être prévue,  ses réfugiés arrivant de zones en guerre » expliquait hier Yann Jounot, préfet des Hauts de Seine

    La plupart des communes ont créé une  cellule d'accueil comme à Vanves qui réunit l’ensemble des acteurs concernés par la prise en charge globale des réfugiés pouvant arriver à Vanves. « Elus, responsables de services administratifs et d’associations auront pour mission de mettre en place les conditions d’accueil des migrants tant en matière d’hébergement que d’accompagnement social (santé, apprentissage de la langue, aides financières, écoles, emploi…) et de coordonner toutes les initiatives publiques ou privées » indique Bernard Gauducheau dans ce communiqué en ajoutant que « la municipalité a également décidé la mise à disposition immédiate des autorités de l’Etat, d’un logement d’urgence pouvant accueillir une famille de 8 personnes. Celui-ci est dès à présent aménagé pour permettre l’hébergement des réfugiés ».

    Occasion de rappeler  que « la Ville de Vanves est soucieuse d’agir concrètement pour prendre sa part dans la mise en place du plan d’aide aux réfugiés décidé  par le gouvernement. Attachée aux valeurs de solidarité et d’entraide et fidèle à la tradition d’accueil de la France, elle entend mobiliser toutes les ressources et les énergies pour remplir, dans la mesure de ses moyens,  ce qu’elle considère comme un devoir d’humanité ». Elle le fait avec ses moyens limités par rapport à des villes comme Boulogne qui va mettre à disposition un ex-foyer de la Poste, Villeneuve La Garenne une cité de l’enfance après remise en  état… 500 places pourraient être ainsi disponibles dans le département grâce aux communes, sachant qu’une grande partie de l’accompagnement des familles se fera à travers les associations. Et la Croix Rouge dans les Hauts de Seine est fortement mobilisée

     

    Evidemment dans son communiqué, le maire de Vanves a indiqué que, « face à l’arrivée massive de migrants en France, l’accueil doit être organisé, en liaison avec toutes les entités publiques concernées, par l’Etat lequel doit être conscient des difficultés financières majeures des collectivités aujourd’hui. En tout état de cause, l’efficacité de la mobilisation des élus locaux pour accueillir dignement et de façon pérenne les réfugiés, dépendra des crédits alloués aux commune par le gouvernement. Face à ce défi auquel est confrontée la France, les collectivités ne peuvent agir seules. Elles doivent pouvoir compter sur le soutien financier de l’Etat ».

    Depuis, samedi, il doit être rassuré à plus d’un titre : Tout d’abord, l’Etat a prévu de verser 1000 € par logement aux communes qui en mettront à disposition de l’Etat. Ensuite  Le préfet des Hauts de Seine comme celui de la Région  ont précisé « qu’il n’y aura aucune concurrence entre les réfugiés et les bénéficiaires de l’hébergement d’urgence ». Enfin  que « le rôle de la préfecture est d’être en charge de l’accueil des migrants , de les garder dans ces centres d’orientations, avant de partir ailleurs sur le territoire,   tant qu’ils ne sont pas en mesure d’aller ailleurs,de trouver un logement et retrouver une vraie vie.  »

  • LUCIE ET FRANCOIS-XAVIER CHOUTET NOUVEAU FOYER D’ACCEUIL A LA PAROISSE SAINT FRANCOIS DE VANVES : « Nous essayons de faire vivre la fraternité qui ne se décrète pas »

    Lucie et François-Xavier Choutet nouveau foyer d’accueil à Saint François, étaient présent hier soir à l’envoi en Mission de tous les nouveaux laics en mission écléssiale – une centaine dans le diocése des Hauts de Seine -  dont ils font partie, célébré dans la cathédrale Sainte Geneviéve restaurée à Nanterre  par Mgr Daucourt. Ils font partie des 20 à 30 foyers d’accueil présents dans les Hauts de Seine. François-Xavier travaille au siége de la Croix Rouge et s’occupe du développement et de la création de nouveaux établissements sociaux et médico-sociaux (maisons de retraites, centres d’hébergements, créches, écoles d’infirmières) sachant qu’il en existe 550 en France. Lucie est enseignante à mi-temps dans une petite école privée du XIVéme arrondissement « Charles de Foucault » mais elle prend une année sabbatique pour s’occuper de l’arrivée du bébé : « On va passer de 3 à 4 enfants et avec la mission qui démarre, l’année sera complète » explique t-elle en ajoutant : « j’ai décidé de me consacrer à mes enfants et à faire connaissance ». Ce foyer organise à 19H un pot d’accueil convivial à la paroisse pour leur arrivée, et faire connaissance avec ceux qui ne les ont pas encore rencontrés. Il est le sixiéme à Saint François depuis 1985/86 pour remplir une mission de 3 à 4 ans.

     

    Vanves Au Quotidien- Qu’est-ce que c’est un foyer d’accueil ?

    François Xavier et Lucie Choutet : « C’est un couple qui habite là, dans l’ancien presbytère, au service de l’annonce de l’évangile, avec un périmétre de mission très large que nous essayons de vivre en fonction du charisme de chaque foyer d’accueil. C’est cela qui est passionnant dans une mission, car chacun y apporte sa pâte. Sachant qu’il y a un cadre qui est très léger. A nous de remplir ce cadre, sous l’autorité du père curé Vincent Hauttecoeur, parce que c’est une mission d’accueil, de services et de convivialité.  

     

    VAQ - Ni gardien, ni concierge, ni corvéable à merci ? 

    Non ! Dans ce cas là, on dirait « hôte de maison » pour couvrir les tâches un peu ingrates. Sachant que d’autres peuvent parler de « familles d’accueil »  - ce qui existe - car certains pensaient que l’on accueillait des enfants placés, pour une ou plusieurs années. Généralement ce foyer d’accueil est une famille nombreuse. Peu de personnes, hors du diocèse des Hauts de Seine et assez proches de la vie paroissiale, connaissent une telle mission.  

     

    VAQ - N’avez-vous pas pour mission aussi de rassembler toutes ces grandes et jeunes familles de la paroisse et du quartier ?

    Il parait que Vanves est de plus en plus investi par les familles avec de jeunes enfants. C’est  pour cela que l’on propose cette mission de foyer d’accueil à des familles avec de jeunes enfants, parce qu’elles montrent un visage vivant de l’église. On fait venir les familles qui parfois désertent l’église durant cette période où les enfants sont petits, font du bruit. Effectivement, c’est un moyen de les faire revenir dans les paroisses et de les rajeunir. Et le contact se fait très facilement avec les enfants, et là pas seulement à la sortie des écoles

     

    VAQ - Quelles figures peut prendre votre mission ?

    Nous essayons de faire vivre la fraternité qui ne se décrète pas ainsi. C’est de la disponibilité, de la convivialité, une présence, une ouverture à l’autre, à l’ensemble de la vie et des habitants du plateau, tous ceux que l’on croise dans la rue, dans le jardin qui sont pratiquants  en leur proposant des choses, mais aussi qui ne viennent pas souvent ou sont complètement extérieurs à l’église, en entrant dans les conversations, en expliquant ce que l’on fait. Par le biais par les enfants, c’est plus simple. Nous avons la chance d’avoir  des paroisses  très dynamiques à Vanves, avec déjà beaucoup de groupes paroissiaux, beaucoup de projets paroissiaux. On est là aussi en soutien de ces groupes et ses initiatives poussés par le pére Hauttecoeur

     

    VAQ - Et pourquoi avoir choisi cette paroisse ?

    Nous sommes vanvéens depuis 3 ans, ville que nous apprécions beaucoup. C’est le hasard du logement qui nous a amené à Vanves,  un besoin de s’agrandir en passant le Bd Périphérique puisque nous étions dans le XVéme arrondissement. Et la proximité de nos métiers à l’un et à l’autre qui faisait que Vanves nous convenait tout à fait. Le côté « petite ville » nous a plu

     

    VAQ- Qu’est-ce qui vous plait justement dans cette commune ?

    Nous avons tous les avantages de Paris sans les inconvénients notamment grâce aux transports en commun. Quand on traverse le Périph, c’est vraiment plus calme, plus adapté aux enfants, avec des espaces verts. Nous avons trouvé un accueil que nous n’avons jamais eu à Paris. Pourtant nous étions dans un quartier de Paris où il y avait beaucoup de familles, d’enfants et de vie. Ici, l’accueil et les rencontres se sont effectués plus rapidement. En 3 à 4 mois, je connaissais beaucoup de personnes, que nous avons trouvé attentif à notre arrivée, et notamment de la part du foyer d’accueil qui nous a précédé, la famille Neouze, et par l’école. Ce qui était beaucoup plus difficile dans le XVéme arrondissement, avec des nounous, peu de personnes disponibles, beaucoup de gens « speed ». Les habitants de Vanves prennent plus le temps de vivre. Presque un village, où nous vivons beaucoup au rythme des enfants, avec certains endroits très prisés, comme le parc F.Pic et le square Jarrousse, les rues pavillonnaires …

     

    VAQ - Comment allez-vous arriver à concilier ces trois vies professionnelle, de famille et de foyer d’accueil ?

    C’est le challenge, et ce sera sûrement un équilibre un peu instable. C’est un peu un chemin de crête. Et on avance en ajustant au fur et à mesure, en prenant ses marques. Et nous aurons le bébé qui va arriver. Il ne faut pas tout planifier trop à l’avance

     

    VAQ - Comment avez-vous été accueilli par les paroissiens du Plateau

    Très très bien accueilli. Nous avions aussi la chance d’être déjà paroissien. Nous voulons nous inscrire dans la continuité de toutes les actions qui sont déjà entreprises et nombreuses. Nous voulons être à l’écoute de toutes les idées et les suggestions des paroissiens.

  • RESERVE COMMUNALE A VANVES : UNE VALEUR AJOUTEE DANS LA CHAINE DES SECOURS PROPOSEE PAR LA CROIX ROUGE

    Vanves Au Quotidien  a rencontré Julien Gallois, Président de la Croix Rouge de Vanves, pour faire le point sur l’idée lancée voilà plus d’un an d’une Réserve Communale qui a été accueillie favorablement par les vanvéens et la Municipalité.

     

    Vanves Au Quotidien - D’où et comment est venue l’idée de lancer une réserve communale ?

    Julien Gallois : « La réserve communale fait partie des projets de la Croix Rouge qui souhaite intervenir dans tous les domaines de la sécurité civile et dont l’objectif est de mettre le citoyen au cœur des problématiques de sécurité civile. L’idée est de familiariser les citoyens vanvéens aux risques exceptionnels et savoir y faire face, réagir, et surtout favoriser l’esprit d’entraide pour des gens qui seront capable d’aider les autres. L’idée est de réunir dans des situations d’exception un certain nombre de bénévoles sur lesquels on puisse compter, qui seront disponibles en cas de situation d’exception et sur lesquels on pourra compter.

    VAQ - Quel a été le déclic ?

    J.G. : « Ce sont des choses sur lesquels nous travaillons depuis 2004, c'est-à-dire tout ce qui tourne autour de la loi de modernisation de sécurité civile qui a changée et a introduit tous ces nouveaux concepts. Ils ont progressé dans l’état d’esprit, et nous avons progressé en terme de réflexion et de maturité. On est capable aujourd’hui de proposer un dispositif qui est efficace et orienté sur notre savoir faire dans ce domaine.

    VAQ - En existe-t-il déjà dans d’autres communes ?

    J.G. : « Ce n’est pas encore très développé, mais c’est le cas à Rueil Malmaison. Cela se comprend car tout ce qui est du domaine de la prévention des risques n’est pas dans la culture française. La plupart du temps, nous sommes très réactif, mais pas pro-actif. Nous  travaillons plus sur la réaction à l’événement que la préparation à l’événement. Et ce n’est pas la priorité des municipalités même s’il y a de nombreux dispositifs.

    VAQ - Comment se situera t-elle dans l’organisation des secours ?

    J.G. : « Elle n’a pas pour objet de se substituer à l’organisation publique des secours. Elle est destinée à être une réserve en complément et d’agir sur des actions périphériques à ce que les secours publics ne font pas d’eux même, parce qu’ils sont focalisés sur l’incident en particulier, leur cœur d’activité. Mais les effets périphériques d’un événement catastrophique ne sont pas traités directement par les secours. Et c’est là que la Réserve communale aura une réelle valeur ajoutée.

    VAQ - Dans quel cas interviendra t-elle ?

    J.G. : « Si l’on prend l’exemple d’un incendie de grand envergure, touchant beaucoup de personnes, la partie des secours publics sera traitée par les pompiers pour tout ce qui extinction de l’incendie, sauvetage des personnes. Par contre, on  sait que lors d’un incendie, d’autres personnes seront touchées parce qu’elles devront quitter leur logement et qu’il faudra accueillir quelque part, le temps que tout soit résolu et que l’incident soit clos, ces personnes impliquées dans une structure, leur proposer un peu de réconfort. Et cela pourra être confié à la Réserve communale. De la même façon sur des périodes caniculaires, vis-à-vis des personnes âgées, sachant qu’il y a de nombreux dispositifs mis en place, où la réserve communale pourrait compléter ses actions et être plus présents vis-à-vis de ces personnes âgées qui sont isolées et nécessitent une attention plus importante lors de ces périodes.

    VAQ - Qu’aurait t-elle pu faire en cas de pandémie (avec la grippe A H1N1 ) ?

    J.G. : « Il n’y a pas vraiment de débouchés précis pour la Réserve Communale dans la mesure où les actions nécessaires sont liées au corps de santé et nécessitent des experts spécialisés. L’idée n’est pas de mobiliser des compétences très spécifiques et très spécialisées. L’idée de base est de favoriser l’état d’esprit d’entraide, filer un coup de main, plutôt que d’apporter une réelle expertise sur un domaine particulier où l’on s’appuie sur des secours bien spécifiques et bien organisés

    VAQ - Comment en faire partie ?

    J.G. : « Il y a quelques conditions : Etre majeur, juste être capable de se déplacer, être disponible, avoir envie de se tourner vers les autres et aider les gens autour de soi, participer à une formation qui dure une journée dans laquelle nous présentons son organisation, quelques gestes essentiels de premier secours, comment ils se positionneront dans l’ensemble de l’organisation.

    VAQ - Qu’est-ce que cela a donné depuis un an ?

    J.G. : « Nous avons réalisé une formation l’année dernière qu’ont suivie une dizaine de personnes. Nous avons pu montrer ce qu’était la réserve communale, échanger… Nous avons encore un vivier de quelques bénévoles avec lesquels nous ferons bientôt une seconde session formation durant le premier semestre 2011.

    VAQ - Comment entretenez-vous ensuite ce vivier de bénévoles ?

    J.G. : « C’est la clef du succès de ce dispositif : réussir à le faire vivre. Une fois la réserve communale clairement structurée, identifiée avec ces bénévoles listés, nous prévoyons de nous rencontrer au moins une fois par an, de manière à mettre à jour certaines connaissances sur certains domaines particuliers de façon à faire vivre cette communauté sur laquelle on peut s’appuyer. 

    VAQ - Y a-t-il d’autres initiatives de ce genre lancées par la Croix Rouge ?

    J.G. : « Au-delà des actions traditionnelles de la Croix Rouge (formation du grand public aux premiers secours, postes de secours aux manifestations locales, actions sociales comme les maraudes), nous menons une sensibilisation sur la prévention des risques et une éducation aux gestes de premiers secours. Nous faisons ainsi la formation d’une bonne partie des élèves des écoles primaires de Vanves aux gestes de premier secours, sur des formats beaucoup plus raccourcis adaptés à ce type de population. Nous donnons des éléments pédagogiques aux enseignants pour qu’ils soient en mesure eux même de démultiplier la formation aux premiers secours dans les écoles. Enfin, une autre initiative est lancée qui va être amené à être prioritaire dans les prochaines années : l’autoprotection du citoyen qui vise à donner les règles de base sur comment se protéger et réagir face à une situation catastrophique, sur une période courte.

    VAQ - En quoi consistent vos maraudes ?

    J.G. : « Elles viennent en complément du dispositif départemental 115 qui est géré par la Croix Rouge Française. Des équipes bénévoles en complément des équipes salariés font des maraudes complémentaires de manière à accroître la maille et être plus présent vis-à-vis des populations de sans abri et être assuré de couvrir un territoire beaucoup plus important et de façon plus régulière. Nous avons ainsi à Vanves une garde une fois par mois qui nous permet de visiter tout le secteur sud des Hauts de Seine, et de rencontrer les SDF, 5 à 6 chaque fois,  s’assurer de leur état et leur proposer un hébergement d’urgence si nécessaire.

    VAQ - Où en est aujourd’hui votre équipe de la Croix Rouge de Vanves ?

    J.G. : «  Ce sont 40 bénévoles répartis dans deux grands types d’activités : le secourisme  (80% des effectifs) et l’action sociale (20%). Elle est animée  par un bureau, avec un directeur du secourisme et un responsable de l’action sociale. Les secouristes assurent un poste par semaine en coopération avec le SAMU ou la BSPP, surtout dans le sud 92.